Écrire
Écrire des guides avec l'IA sans faire du spam (E-E-A-T)
Comment utiliser l'IA pour écrire des guides utiles et honnêtes : une question par guide, des sources, un modèle fixe, et ce que Google attend (E-E-A-T).
Écrire avec l’IA n’est pas un problème en soi. Le problème, c’est de publier des pages en masse, sans valeur, juste pour attirer des visites : Google appelle ça du contenu à grande échelle abusif, et le combat activement. Sur mes sites, l’IA écrit la plupart des brouillons. Voici les règles qui font la différence entre un guide utile et du spam.
Ce que Google regarde : E-E-A-T
Google ne pénalise pas un texte parce qu’il a été écrit avec l’IA. Il cherche du contenu utile, fiable et fait pour les gens. Ses consignes parlent d’E-E-A-T :
- Experience (expérience) : l’auteur a-t-il vraiment fait la chose ?
- Expertise : connaît-il le sujet ?
- Authoritativeness (autorité) : est-il une référence reconnue ?
- Trust (confiance) : peut-on se fier au contenu ? C’est le plus important.
Pour un petit site d’affiliation, la confiance se gagne avec des choses concrètes : des faits vérifiés et datés, des sources, une affiliation clairement signalée, et des pages qui répondent vraiment à la question.
Règle 1 : une question par guide
Chaque guide répond à une seule question, posée dans le titre. Sur Zunrel, les titres sont des questions comme « Comment créer une page de remerciement après un formulaire Leadpages ? ». Ça force l’IA à rester concentrée, et le lecteur sait immédiatement s’il est au bon endroit.
Règle 2 : la réponse tout en haut
Le lecteur veut la réponse, pas une introduction de trois paragraphes. Sur Techonni, le guide sur la date de sortie de GTA 6 commence par la réponse en gras : le jeu sort le 19 novembre 2026, sur PS5 et Xbox Series X|S. Le détail vient ensuite.
Règle 3 : donner les faits à l’IA, pas l’inverse
C’est la règle la plus importante. L’IA ne doit jamais être la source des faits. Je lui fournis :
- les pages officielles (aide, FAQ, conditions) ou leurs notes ;
- les prix avec leur date et leur source ;
- ce que j’ai observé moi-même.
Sur Pieceworth, tous les faits sur Farfetch viennent d’un fichier de notes tiré des pages officielles, lues à une date précise. L’IA rédige à partir de ce fichier, et chaque guide liste ses sources.
Un prompt type :
Écris un guide en français qui répond à : [question].
Utilise UNIQUEMENT les faits ci-dessous. Si une étape demande une
information qui n'y est pas, écris [à vérifier] au lieu d'inventer.
Format : réponse courte en 2 phrases, puis étapes numérotées,
puis 3 erreurs à éviter. Ton simple, « vous », pas de superlatifs.
FAITS (source, date) :
[collez vos notes]
Règle 4 : un modèle fixe
Tous mes guides suivent un modèle. Sur Zunrel : question, résumé, introduction, étapes, pièges, outils, sources, guides liés. Un modèle fixe rend les guides comparables, aide le lecteur et rend la relecture plus rapide : on voit tout de suite s’il manque les sources ou les pièges.
Règle 5 : l’honnêteté vaut mieux qu’un faux avis
Ne faites pas dire à l’IA « j’ai testé » si vous n’avez pas testé. Ce blog suit une règle simple, écrite dans les instructions du dépôt : ne jamais inventer de phrases sur moi ; une information qui manque n’est tout simplement pas écrite. Sur Techonni, ce qui n’est pas officiel est présenté comme une estimation ou une rumeur, jamais comme un fait.
L’expérience réelle est votre avantage sur un texte générique. Ajoutez ce que vous seul savez : ce qui vous a bloqué, ce que vous avez changé, ce qui n’a pas marché. Par exemple, sur Zunrel, j’ai retiré toutes les captures d’écran des guides le 2 octobre 2026 : c’est une décision que je peux expliquer, et que l’IA n’aurait pas inventée.
Règle 6 : moins de pages, mais meilleures
Un site de 15 guides solides vaut mieux qu’un site de 300 pages creuses. Avant de publier, posez-vous la question : ce guide apporte-t-il quelque chose de plus que les résultats actuels de Google ? Une version française claire, des faits vérifiés et datés, des étapes dans le bon ordre, c’est déjà beaucoup.
Règle 7 : relire comme un rédacteur en chef
Ma relecture suit toujours le même ordre :
- Les faits : chaque chiffre, date, prix, nom de menu a-t-il une source ? (voir vérifier les faits d’un contenu IA)
- La réponse : est-elle en haut, et juste ?
- Le ton : pas de « révolutionnaire », pas de « incontournable », pas de points d’exclamation inutiles.
- Les répétitions typiques de l’IA : « il est important de noter que », « en conclusion », listes à rallonge.
- Les liens : affiliés signalés, liens internes vers deux guides proches.
Les signes d’un guide « spam »
- Il ne répond pas à la question avant la moitié de la page.
- Il contient des chiffres sans source.
- Il prétend une expérience que l’auteur n’a pas.
- Il existe en dizaines de variantes presque identiques sur le même site.
- Les liens affiliés sont partout, et pas signalés.
Le cas des images
Sur Zunrel, les guides n’ont plus de captures d’écran depuis le 2 octobre 2026. Les captures vieillissent vite (une interface change, et l’image devient fausse) et demandent du temps. Les étapes sont écrites avec les noms exacts des menus, ce qui est plus facile à mettre à jour. À vous de choisir, mais une capture fausse fait plus de tort qu’une absence de capture.
En résumé
L’IA peut écrire vos brouillons, à condition de lui fournir les faits, de lui imposer un modèle, de la laisser marquer ses doutes, et de relire comme un rédacteur en chef. La confiance du lecteur, et donc celle de Google, vient des sources, de la date de vérification et de votre honnêteté sur ce que vous avez vraiment fait.